samedi 29 août 2026

XX...Elle

 


Je n'ai jamais consacré de post à cette chanson, pourtant j'adore XXL cette chanson culte des années 90 qui permit à Mylène de revenir transfigurée en diva hollywoodienne, elle qui était jusque là comme une princesse nordique en exil. Le clip était magnifique et contribua au succès de la chanson.


Le titre est régulièrement chanté par Mylène car il se prête bien au live. Plus récemment le titre a été remixé par Blue Stahli, et a même bénéficié d'une vidéo officielle. J'aime ce remix et c'est pourquoi je vous propose une pochette fan-made.



Enfin voici une pochette hommage à la chanson originale de 1995.



samedi 15 août 2026

« Dégénération » : quand Mylène appuyait sur le bouton RESET.


À l’automne 2008, Mylène Farmer surprend tout le monde avec « Dégénération », premier extrait de l’album "Point de Suture". Un choix audacieux qui marque une véritable rupture dans sa discographie. Exit les grandes envolées lyriques et les textes foisonnants : place à un univers plus froid, plus minimaliste et résolument tourné vers le futur. Comme si la chanteuse avait décidé de faire un grand ménage de printemps… version science-fiction. 

Ici je revisite l'esthétique du titre à travers une pochette inédite, un wallpaper, et une analyse de la place du titre dans la discographie de la chanteuse. 


Dès les premières secondes, « Dégénération » impose sa singularité. La production de Laurent Boutonnat joue la carte de l'épure avec une rythmique martiale, des nappes électroniques et un mixage qui évoque presque davantage un remix qu'une chanson pop traditionnelle. Un son minimaliste et hypnotique qui tranche avec les orchestrations plus romantiques et luxuriantes des albums précédents. Une évolution qui a d'ailleurs pu dérouter lors des premières écoutes, avant de devenir une évidence pour beaucoup.


Cette envie de modernité se retrouve également dans le clip réalisé par Bruno Aveillan. Si l'aspect cinématographique reste fidèle à l'ADN de Mylène, l'ambiance bascule clairement du côté de la science-fiction. Entre laboratoire mystérieux, expériences médicales et résurrection spectaculaire, l'univers évoque davantage un film futuriste qu'une parabole gothique. Quant au look de la chanteuse, difficile de ne pas penser à Leeloo dans *Le Cinquième Élément*. Une héroïne venue d'ailleurs, mais qui conserve une petite touche familière grâce à cette coiffure sophistiquée déjà aperçue quelques années plus tôt dans le clip de « L'Âme-Stram-Gram ». Comme quoi, même dans le futur, on peut recycler ses bonnes idées capillaires.



Autre surprise : le texte. Avec ses phrases courtes, ses répétitions et sa structure déconstruite, « Dégénération » semble volontairement prendre le contre-pied des textes très littéraires qui avaient longtemps caractérisé Mylène Farmer. Une approche plus instinctive et plus conceptuelle qui a parfois déconcerté. Pourtant, l'exercice fonctionne parfaitement et participe à l'atmosphère étrange du morceau. D'ailleurs, cette forme de minimalisme n'était pas totalement inédite dans son parcours. Dès les années 1980, « Psychiatric » ou encore « La Ronde triste » proposaient déjà des textes plus courts et atypiques. « Dégénération » pousse simplement cette logique beaucoup plus loin.


jeudi 6 août 2026

Feu orange : Mylène Farmer nous fait patienter encore...

L’été 2026 bat son plein, et avec lui, une chaleur qui n’est pas sans rappeler la frénésie des concerts de l'ange roux. Alors que la France cuit sous les alertes caniculaires, une rumeur tenace circule sur les réseaux de fans : un nouveau single, titré "Feu orange", devrait voir le jour fin août. Une information non confirmée par l’artiste elle-même pour l’instant, mais qui suffit à faire monter la température des spéculations.


Si ce titre devait effectivement sortir, il s’inscrirait dans la continuité de "C’est à qui le tour", le premier extrait électro-pop dévoilé fin mai. Mais quel lien faire avec ce "Feu orange" ? L’image est trop belle pour ne pas être exploitée.


L’attente sous haute tension

Le feu orange, c’est d’abord celui de l’attente. Depuis la sortie de l’album "L’Emprise" en 2022, et surtout depuis l’annonce de son treizième album studio, "Égrégore", prévu pour le 30 octobre, les fans sont dans une sorte de entre-deux brûlant. C’est le feu de signalisation qui dit préparez-vous, un avertissement avant le feu vert de la sortie officielle. Mylène Farmer jouerait-elle sur les mots pour signifier que l’impatience du public est à son comble ?


Le feu de l’impertinence

On ne peut pas évoquer le feu chez Mylène sans penser à la chevelure flamboyante de la libertine des années 80. Ce feu orange pourrait être une métaphore de cette impertinence qui la caractérise, ce côté brûle tout qui a fait sa renommée. Avec "Égrégore", un titre qui désigne un esprit de groupe nourri par les désirs communs, Mylène semble inviter ses admirateurs à se fondre dans cette énergie collective.

Et si ce "Feu orange" était le signal que le feu de l’artifice est sur le point de commencer ? 


Un feu de paille ?

Fin août, c’est aussi le moment où les vacances touchent à leur fin, où l’on reprend le chemin du bureau ou de l’école. Un "Feu orange" à ce moment-là, ce serait le signal de ralentir, de respirer avant la rentrée musicale de l’automne. Une touche d’humour noir, typique de l’artiste, pour nous rappeler que même quand tout chauffe, il faut savoir garder son calme… jusqu’au prochain clip réalisé par une réalisatrice ou un réalisateur de prestige. Pour Mylène Farmer, l’attente n’est jamais qu’un feu rouge déguisé.

Mais bien sûr tout cela ne pourrait être qu'un feu de paille, pure spéculation ou les facéties d'un admirateur qui prend ses rêves pour des réalités...!  A vous de décider.

vendredi 31 juillet 2026

« Déshabillez-moi » : l'art de la provocation à la française

 On associe souvent Mylène Farmer aux larmes, aux anges déchus et aux grandes interrogations existentielles. Pourtant, depuis ses débuts, la chanteuse a toujours pris soin d'aérer son univers avec des moments plus légers, plus pop et parfois franchement espiègles. Une façon d'éviter que sa discographie ne ressemble à une séance de psychanalyse de quatre heures sans entracte.

Sur l'album Cendres de lune, cette respiration s'appelait « Libertine », morceau insolent et joyeusement provocateur qui apportait déjà un contrepoint aux atmosphères plus mélancoliques du disque. Quelques années plus tard, son deuxième album proposera à son tour une parenthèse plus frivole avec « Déshabillez-moi », reprise du titre popularisé par Juliette Gréco. Une manière pour Mylène de rappeler que la sensualité et l'humour ont toujours fait partie de son univers.

En reprenant « Déshabillez-moi », Mylène rend hommage à Juliette Gréco, immense figure de la chanson française, mais aussi à toute une tradition de femmes libres et provocantes qui ont secoué les bonnes mœurs avec élégance. On pense évidemment à Magali Noël et à son fameux « Fais-moi mal Johnny », écrit par Boris Vian, véritable petit scandale musical avant l'heure. Certaines chanteuses françaises savaient déjà manier la séduction et l'ironie avec une délicieuse impertinence. Enfin n'oublions pas que quelques mois avant Mylène, Patti Layne avait proposée une version reggae de la chanson classique de Greco, cela a t-il inspiré notre rouquine? 

L'interprétation de Mylène conserve cet esprit mutin. Loin de la gravité de « Désenchantée » ou des tourments de « Tristana », elle s'amuse avec le texte et assume une féminité théâtrale, presque cabotine. Une facette que l'on oublie parfois chez elle, tant son image reste associée à des univers plus sombres. Pourtant, Mylène a toujours aimé brouiller les pistes et glisser quelques sourires entre deux méditations sur le temps qui passe.

Et puisque l'on parle de provocation, impossible de ne pas évoquer sa prestation aux Oscars de la Mode en 1987. Vêtue d'une robe très sexy, la chanteuse interprète « Déshabillez-moi » devant un parterre médusé. Entre glamour, sensualité et second degré, la performance fait sensation. Fidèle à elle-même, Mylène transforme une simple reprise en petit événement dont elle a le secret. 


Cette reprise témoigne aussi du profond attachement de Mylène Farmer aux grandes figures féminines de la chanson française. Après Juliette Gréco, c'est à qui le tour? On pourrait facilement imaginer la chanteuse rendre hommage un jour à Jane Birkin ou Françoise Hardy. Au-delà des différences de répertoire, leurs voix fragiles, leurs sensibilités délicates et cette manière de privilégier l'émotion à la démonstration vocale semblent se répondre naturellement. On imagine sans peine Mylène murmurer « Message personnel » ou revisiter « Baby alone in Babylon » avec sa touche si particulière. Après tout, elle a toujours aimé faire dialoguer le passé et le présent.


mardi 14 juillet 2026

« Remixes » : Mylène met le cap sur Ibiza !


En 2003, Mylène Farmer confirme un statut qu'elle est pratiquement la seule à posséder dans la chanson française : celui de véritable reine des remixes. Après le succès de "Dance Remixes" en 1992, ce nouvel album démontre une nouvelle fois que son répertoire se prête merveilleusement aux relectures électro et club. Là où beaucoup de compilations ressemblent à de simples produits marketing, "Remixes" s'écoute comme un véritable album pour une virée en club.

Pour l'occasion, la chanteuse et son équipe font appel à ce qui se fait de mieux au niveau international. One-T, Thunderpuss, JCA, Da Housecat ou encore Full Intention figurent parmi les remixeurs les plus en vue du début des années 2000. Chacun apporte sa couleur tout en respectant l'identité si particulière des chansons de Mylène. Le résultat est homogène, moderne et particulièrement efficace.

Parmi les incontournables, difficile de ne pas citer le JCA Remix de Sans contrefaçon, qui offre une seconde jeunesse au classique de 1987. L'Instant X dans sa version One-T Remix devient un irrésistible concentré d'énergie, tandis que Da Housecat transforme Je t'aime mélancolie en une pépite house électro-clash. Enfin, le spectaculaire Thunderpuss Club Mix de Désenchantée reste l'un des remixes les plus emblématiques de toute la discographie de Mylène.


En revanche, s'il y a bien un élément qui divise, c'est la pochette. Son graphisme très kitsch, sa typographie qui n'est même pas celle habituellement associée à Mylène Farmer et sa mise en page assez quelconque donnent presque l'impression d'avoir affaire à un bootleg venu d'Europe de l'Est. C'est assez étonnant pour une artiste qui a toujours accordé un soin presque obsessionnel à son identité visuelle. Cette couverture manque clairement du raffinement auquel Mylène nous a habitués.


C'est justement pour cette raison que je vous propose, comme souvent sur le blog, une fan-made cover de ma création. Une interprétation plus fidèle, selon moi, à l'univers graphique de la chanteuse qui accompagne habituellement ses sorties discographiques, j'ai malgré tout gardé les éléments colorés en violet, fuchsia et mauve car j'aime ces couleurs.


mardi 30 juin 2026

Ultimate Megamix

 Je vous propose ici un projet exclusif auquel je pense depuis des années et que j'ai enfin réalisé, pour l'instant la vidéo n'est disponible qu'ici.

Il s'agit d'un mégamix des plus grands titres de Mylène Farmer dans les années 80.

C'est en grande partie inspiré des remixes de l'album Dance Remixes mais ça inclus aussi des titres studio retravaillées. Les chansons présentées sont: Sans logique, We'll never die, Sans contrefaçon, La ronde triste, Allan & Tristana.


J'ai également réalisé la vidéo qui accompagne le mégamix en respectant l'esprit et l'esthétique farmerienne des 80's. Mylène a créé avec Laurent Boutonnat au début de sa carrière (albums "Cendres de lune" & "Ainsi soit-je") des titres mythiques qui avaient souvent une atmosphère envoûtante. C'est ce que j'ai voulu retrouver dans ce mégamix en utilisant toutes les onomatopées et les sons bizarres qui parsemaient ses disques, le tout sur une rhythmique hyper dynamique. 


vendredi 26 juin 2026

« Egrégore » : le début d'une obsession...

Trois mois avant la sortie du nouvel album de Mylène Farmer, sa maison de disques a déjà levé le voile sur sa pochette officielle. Une stratégie qui peut surprendre à l'heure où les visuels d'albums sont souvent annoncés quelques semaines seulement avant leur arrivée. Mais les temps ont changé : avec les réseaux sociaux, les fuites et un flux permanent d'informations, les artistes doivent sans cesse imaginer de nouvelles façons de faire vivre leur actualité. Dévoiler un visuel plusieurs mois à l'avance permet d'installer une atmosphère, de susciter les discussions… et, dans le cas de Mylène Farmer, cela fonctionne plutôt bien !


 Comme souvent sur ce blog, je vous propose ma propre interprétation de cette pochette officielle à travers une fan-made cover (si vous repostez mon artwork, merci de me créditer). Non pas pour remplacer le visuel imaginé par l'équipe artistique, mais pour prolonger le plaisir de l'attente et imaginer, le temps d'un instant, une autre lecture de cet univers avec des statues (comme c'était le cas pour le clip de "Redonne-moi"). J'espère qu'elle saura séduire les fans autant que j'ai pris plaisir à la réaliser !

 Quant à l'image officielle réalisée par Jean-Baptiste Mondino , cette pochette de disque où la chanteuse est entourée de bras qui l'enlacent n'a laissé personne indifférent. Une partie des fans est immédiatement tombée sous le charme de cette photographie à l'esthétique mystérieuse et romantique (ambiance 19ème siècle). On y retrouve cette solennité, cette étrangeté et ce goût du symbole qui accompagnent Mylène depuis le début de sa carrière. Une pochette qui semble raconter une histoire avant même d'avoir entendu la première note de l'album.

 À l'inverse, d'autres internautes se sont montrés plus critiques. Certains ont relevé une certaine ressemblance avec la photographie pour l'album de Sheila "Venue d'ailleurs". D'autres ont débattu du choix de la typographie, dans l'esprit tapageur de "Monkey me", tandis que quelques observateurs se sont même amusés à remarquer que la pose pouvait donner l'impression qu'il... manque un bras à Mylène (l'épaulette de la robe donne l'impression d'un moignon) ! Comme quoi, les fans ont décidément l'œil, et aucun détail n'échappe à leur sens de l'observation.