samedi 3 octobre 2026

MF Optimisée

Ici je reviens avec un titre phare de la discographie de MF: "Optimistique-moi" une chanson extraite de "Innamoramento" (1999) et un des airs préféré des fans.


C'est étrange car d'un côté cette chanson est tout à fait tubesque tout en étant très étrangement construite, on retrouve typiquement le style Farmer-Boutonnat. Les paroles sont étonnantes car sur les couplets Mylène s'amuse à parodier les reproches que lui ferait son amant et sur le refrain elle chante ses fantasmes et traumatismes d'enfance (des choses formellement réprimées par la loi). On a donc un mélange explosif de subversion, de touches de légèreté et de d'ambiance séductrice (Le clip se passant dans un Cirque est peut-être une évocation du "cirque" qu'est la famille). 

Rétrospectivement je pense que c'est l'une des meilleures chansons de la rousse mystérieuse.

J'ai demandé à Dalloway d'imaginer une version alternative sexy de Mylène en 1999 et voici comment est née ma fan-made cover.




mercredi 30 septembre 2026

Banger! C'est ouf!

 La tension monte alors que le teaser du film "Egrégore" vient d'être dévoilé, on sait déjà qu'il a aura une durée similaire à un film et que de l'animation sera présente, à travers une reprise du personnage de Lonely Lisa (inventé il y a 25 ans). La chanteuse aboutira un projet de 40 ans puisqu'à l'époque de "Cendres de lune" elle déclarait rêver de créer un film autour de son album. 

Et pourtant toujours aucune annonce des supports physique pour "Des lols et des quoi", à croire que la polémique autour du sens du texte a refroidi la maison de disques, c'est bien dommage. Je me permet donc ici d'imaginer des supports vinyle et CD pour ce titre qu'on aimerait aussi découvrir remixé.


Si vous souhaitez également que ce nouveau titre soit commercialisé, demandez-le en message privé sur l'Instagram de #NP (le label de Mylène).  Photo par John Nollet.



samedi 12 septembre 2026

Non mais LOL quoi !

Le feu vert est allumé: Mylène sort donc son nouveau single qu'on attendait depuis des mois et déjà, on peut dire qu'il ne laisse personne indifférent.


Il est intéressant de noter que régulièrement, Mylène revient avec des chansons dont le titre à lui seul semble une provocation ou une blague : « Fuck Them All », « Histoire de fesses », « On est tous des imbéciles », « Porno graphique », « L'histoire d'une fée, c'est… » et tant d'autres.


C'est à se demander si la rouquine n'aime pas se moquer de ses auditeurs ou des médias qui diffuseront son titre, et ensuite chacun déchiffrera le texte pour savoir si c'est du lard ou du cochon… ! Ici, le titre « Des lols et des quoi » est un des plus improbables, mais aussi des plus amusants de toute sa carrière.


La chanteuse n'hésite jamais à mélanger le subtil et le vulgaire, les provocations les plus basiques et les critiques cachées des plus discrètes. Il semble ici qu'elle allie tous ces éléments et on voit bien que les doubles sens abondent, elle pousse même la malice en incluant une faute d'orthographe dans le titre.


Amoureuse de la langue française, il n'y a dans le fond rien d'étonnant à ce que Mylène déplore l'abandon du goût des mots, de leur sophistication. Plusieurs phrases sont explicites dans ce sens : « Dis-moi, où sont passés les mots ? Ils ont perdu leur âme / Ont déposé les armes / La langue au plus bas » et, évidemment, l'énumération d'expressions à la mode à la fin du titre est une moquerie incontestable.

Cependant, la chanteuse évoque la figure de Ronsard et là, on ne sait plus si elle chérit la culture classique ou juste celui qui joue avec les mots. Car, évidemment, l'auteure nous rappelle aussi le côté sensuel des mots : « Tu sais, la langue est la langue, Et les sons glissent mouillés ». Mais au final, il me semble raisonnable de dire que la chanteuse se moque surtout du langage de télé-réalité popularisé par Nabilla et ses consœurs, ainsi que des expressions raccourcies partagés par texto ou en commentaire (même si elle est aussi l'auteure d'un titre nommé "Sexto").


À vrai dire, elle-même ne s'est jamais privée de déconstruire la langue française avec des formules chocs et des mots triturés, inventés, mais plutôt à la manière de Gainsbourg; et nul ne doutera de la culture de la Farmer, qui marie le beau et le laid comme ça lui plaît.


Musicalement, « Des lols et des quoi » est une réussite. On retrouve cet art de mixer la douceur de la voix (quasiment adolescente) et l'énergie de la musique électro pour une chanson presque mid-tempo qui devrait très bien vieillir (comme « Des larmes », « City of Love » ou « Appelle mon numéro »).

C'est donc une chanson dans l'air du temps qui dénonce l'air du temps, un paradoxe très farmerien !


C'est étonnant de voir comme les fans sont divisés sur cette chanson et beaucoup d'admirateurs sont même déçus, imaginant leur icône devenir aigrie et réactionnaire…

Mais à vrai dire, Mylène a toujours été inclassable. Elle ne s'est jamais positionnée politiquement ; chacun imagine, selon son propre imaginaire, qu'elle est de droite ou de gauche, mais c'est purement spéculatif. Notons au passage que beaucoup de français ne votent pas et qu'il est probable qu'elle appartienne à cette catégorie. 


À travers sa carrière, elle a autant alimenté le goût d'un passé glorieux et révolu, de la culture ancienne (« Désenchantée », « Pourvu qu'elles soient douces », « Allan » et tous ses titres au français ciselé et littéraire), ce qui pourrait la positionner comme une royaliste désabusée, une nostalgique, voire une réactionnaire. Et pour autant, elle alimente aussi la projection vers une modernité décomplexée (« Sextonik », « Q.I », « L'instant X », « Dégénération »), qui la ferait plutôt passer pour une gauchiste adepte des partouzes et de l'anarchie. Donc: on ne saura pas. À noter également tous les anglicismes qui ponctuent ses textes depuis le premier album — et ça ne s'est jamais arrêté. Chez elle il y a des règles... quand ça l'arrange!


Miss Farmer, jamais avare d'une nouvelle provocation, sort son titre le 11 septembre et, évidemment, comme personne ne veut prendre de risque, les analystes notent que Pierre de Ronsard serait né le 11 septembre 1524. Mais, à vrai dire, on sait juste qu'il est né en septembre… Et pourtant, dans son clip, la chanteuse commet un braquage dans une bibliothèque. Il y a donc fort à parier qu'elle fasse un clin d'œil très risqué au terrorisme (de 2001), plutôt qu'un simple clin d'œil à un poète.


Certes, personne n'osera cette interprétation, mais tant pis, je prends le risque. Sachant que la chanteuse déteste le tiède, je la crois capable de toutes les provocations, y compris celle-là. Le bon ou le mauvais goût, ça n'a jamais été son affaire.


C'est peut-être une façon de dénoncer le terrorisme mené contre la culture dans notre pays. On sait que le président français n'est pas avare en comités de censure divers et variés, et plusieurs internautes ont d'ailleurs noté qu'un sosie du président est présent dans le clip. Il semble représenter un censeur ou un policier désarçonné par le livre sacré que Mylène a dérobé. Comble de l'ironie: il s'apprête à mettre la rouquine sous les barreaux. 

Après tout, Emmanuel Macron avait bien fait annuler des concerts de Mylène les 30 juin et 1er juillet 2023 sous un prétexte fallacieux de sécurité nationale (rien de similaire n'avait été fait pendant les émeutes de 2005). Il n'est donc pas impossible qu'elle ait envie d'une petite revanche aujourd'hui…


N'oublions pas que cette même Mylène n'avait pas hésité à « tuer » Michael Jackson dans un clip en 1992 ("Que mon cœur lâche"). Cette pécheresse ne respecte rien, voyez-vous ! 😜


Quant au clip (dispo en fin d'article), c'est à la fois très proche de l'univers de la rebelle flamboyante : un clip très cinématographique et quelque peu provocant et pourtant nouveau avec ce côté polar ou film d'action. Le texte d'introduction lui donne malheureusement un côté un peu trop scolaire , ça retire le mystère de l'oeuvre. Mais, pour une fois — et ça fait du bien —, pas de danse macabre ni d'imagerie cauchemardesque. 


La seule étrangeté, ce sont les masques avec le visage de la chanteuse sur les otages. Ainsi, elle se positionne à la fois comme bourreau et comme victime : « Qui suis-je ? Devinez-moi ! » La routine de la rouquine, quoi !


On appréciera que, pour une fois, on voit l'interprète chanter son texte dans la vidéo. Cela amène, à mon sens, du dynamisme à la réalisation.

Finalement, à la fin de la vidéo, Mylène cherche et trouve un livre semblant renfermer un si grand secret et avoir un si grand pouvoir. Pas sûr qu'on parle toujours de l'élégance passée des mots ici… Mais de quoi alors ? On se croirait presque dans le "Da Vinci code"!...

À noter également un univers rétro sixties qui sied plutôt bien à la chanteuse, qui semble une fois encore figée dans une jeunesse éternelle lui permettant d'explorer toutes les époques.


Décidément, ce nouvel album (« Égrégore ») s'annonce déjà sous les meilleurs auspices et, pour l'instant, la chanteuse n'a besoin d'aucune promotion particulière : les sons et les images font déjà tout le travail ! 

Et en ce jour spécial du 12 septembre, on oublie pas un "Happy birthday" pour Mylène!

♦ Mise à Jour: Le clip de la chanson est devenu la vidéo a atteindre le million de vues le plus rapidement de la carrière de notre star française (depuis l'avènement de YouTube), un très beau succès certainement aidé par la controverse (car souvent la polémique créé l'attention). 

Dans une interview le réalisateur du clip (Thierry Poiraud) confirme l'interpretation de mon article, il déclare que la chanteuse, à travers sa chanson, déplore l'appauvrissement des mots et donc de la pensée. 




samedi 29 août 2026

XX...Elle

 


Je n'ai jamais consacré de post à cette chanson, pourtant j'adore XXL cette chanson culte des années 90 qui permit à Mylène de revenir transfigurée en diva hollywoodienne, elle qui était jusque là comme une princesse nordique en exil. Le clip était magnifique et contribua au succès de la chanson.


Le titre est régulièrement chanté par Mylène car il se prête bien au live. Plus récemment le titre a été remixé par Blue Stahli, et a même bénéficié d'une vidéo officielle. J'aime ce remix et c'est pourquoi je vous propose une pochette fan-made.




Enfin voici une pochette hommage à la chanson originale de 1995.



samedi 15 août 2026

« Dégénération » : quand Mylène appuyait sur le bouton RESET.

À l’automne 2008, Mylène Farmer surprend tout le monde avec « Dégénération », premier extrait de l’album "Point de Suture". Un choix audacieux qui marque une véritable rupture dans sa discographie. Exit les grandes envolées lyriques et les textes foisonnants : place à un univers plus froid, plus minimaliste et résolument tourné vers le futur. Comme si la chanteuse avait décidé de faire un grand ménage de printemps… version science-fiction. 

Ici je revisite l'esthétique du titre à travers une pochette inédite, un wallpaper, et une analyse de la place du titre dans la discographie de la chanteuse. 


Dès les premières secondes, « Dégénération » impose sa singularité. La production de Laurent Boutonnat joue la carte de l'épure avec une rythmique martiale, des nappes électroniques et un mixage qui évoque presque davantage un remix qu'une chanson pop traditionnelle. Un son minimaliste et hypnotique qui tranche avec les orchestrations plus romantiques et luxuriantes des albums précédents. Une évolution qui a d'ailleurs pu dérouter lors des premières écoutes, avant de devenir une évidence pour beaucoup.


Cette envie de modernité se retrouve également dans le clip réalisé par Bruno Aveillan. Si l'aspect cinématographique reste fidèle à l'ADN de Mylène, l'ambiance bascule clairement du côté de la science-fiction. Entre laboratoire mystérieux, expériences médicales et résurrection spectaculaire, l'univers évoque davantage un film futuriste qu'une parabole gothique. Quant au look de la chanteuse, difficile de ne pas penser à Leeloo dans *Le Cinquième Élément*. Une héroïne venue d'ailleurs, mais qui conserve une petite touche familière grâce à cette coiffure sophistiquée déjà aperçue quelques années plus tôt dans le clip de « L'Âme-Stram-Gram ». Comme quoi, même dans le futur, on peut recycler ses bonnes idées capillaires.



Autre surprise : le texte. Avec ses phrases courtes, ses répétitions et sa structure déconstruite, « Dégénération » semble volontairement prendre le contre-pied des textes très littéraires qui avaient longtemps caractérisé Mylène Farmer. Une approche plus instinctive et plus conceptuelle qui a parfois déconcerté. Pourtant, l'exercice fonctionne parfaitement et participe à l'atmosphère étrange du morceau. D'ailleurs, cette forme de minimalisme n'était pas totalement inédite dans son parcours. Dès les années 1980, « Psychiatric » ou encore « La Ronde triste » proposaient déjà des textes plus courts et atypiques. « Dégénération » pousse simplement cette logique beaucoup plus loin.


jeudi 6 août 2026

Feu orange : Mylène Farmer nous fait patienter encore...

L’été 2026 bat son plein, et avec lui, une chaleur qui n’est pas sans rappeler la frénésie des concerts de l'ange roux. Alors que la France cuit sous les alertes caniculaires, une rumeur tenace circule sur les réseaux de fans : un nouveau single, titré "Feu orange", devrait voir le jour fin août. Une information non confirmée par l’artiste elle-même pour l’instant, mais qui suffit à faire monter la température des spéculations.


Si ce titre devait effectivement sortir, il s’inscrirait dans la continuité de "C’est à qui le tour", le premier extrait électro-pop dévoilé fin mai. Mais quel lien faire avec ce "Feu orange" ? L’image est trop belle pour ne pas être exploitée.


L’attente sous haute tension

Le feu orange, c’est d’abord celui de l’attente. Depuis la sortie de l’album "L’Emprise" en 2022, et surtout depuis l’annonce de son treizième album studio, "Égrégore", prévu pour le 30 octobre, les fans sont dans une sorte de entre-deux brûlant. C’est le feu de signalisation qui dit préparez-vous, un avertissement avant le feu vert de la sortie officielle. Mylène Farmer jouerait-elle sur les mots pour signifier que l’impatience du public est à son comble ?


vendredi 31 juillet 2026

« Déshabillez-moi » : l'art de la provocation à la française

 On associe souvent Mylène Farmer aux larmes, aux anges déchus et aux grandes interrogations existentielles. Pourtant, depuis ses débuts, la chanteuse a toujours pris soin d'aérer son univers avec des moments plus légers, plus pop et parfois franchement espiègles. Une façon d'éviter que sa discographie ne ressemble à une séance de psychanalyse de quatre heures sans entracte.

Sur l'album Cendres de lune, cette respiration s'appelait « Libertine », morceau insolent et joyeusement provocateur qui apportait déjà un contrepoint aux atmosphères plus mélancoliques du disque. Quelques années plus tard, son deuxième album proposera à son tour une parenthèse plus frivole avec « Déshabillez-moi », reprise du titre popularisé par Juliette Gréco. Une manière pour Mylène de rappeler que la sensualité et l'humour ont toujours fait partie de son univers.

En reprenant « Déshabillez-moi », Mylène rend hommage à Juliette Gréco, immense figure de la chanson française, mais aussi à toute une tradition de femmes libres et provocantes qui ont secoué les bonnes mœurs avec élégance. On pense évidemment à Magali Noël et à son fameux « Fais-moi mal Johnny », écrit par Boris Vian, véritable petit scandale musical avant l'heure. Certaines chanteuses françaises savaient déjà manier la séduction et l'ironie avec une délicieuse impertinence. Enfin n'oublions pas que quelques mois avant Mylène, Patti Layne avait proposée une version reggae de la chanson classique de Greco, cela a t-il inspiré notre rouquine? 

L'interprétation de Mylène conserve cet esprit mutin. Loin de la gravité de « Désenchantée » ou des tourments de « Tristana », elle s'amuse avec le texte et assume une féminité théâtrale, presque cabotine. Une facette que l'on oublie parfois chez elle, tant son image reste associée à des univers plus sombres. Pourtant, Mylène a toujours aimé brouiller les pistes et glisser quelques sourires entre deux méditations sur le temps qui passe.

Et puisque l'on parle de provocation, impossible de ne pas évoquer sa prestation aux Oscars de la Mode en 1987. Vêtue d'une robe très sexy, la chanteuse interprète « Déshabillez-moi » devant un parterre médusé. Entre glamour, sensualité et second degré, la performance fait sensation. Fidèle à elle-même, Mylène transforme une simple reprise en petit événement dont elle a le secret. 


Cette reprise témoigne aussi du profond attachement de Mylène Farmer aux grandes figures féminines de la chanson française. Après Juliette Gréco, c'est à qui le tour? On pourrait facilement imaginer la chanteuse rendre hommage un jour à Jane Birkin ou Françoise Hardy. Au-delà des différences de répertoire, leurs voix fragiles, leurs sensibilités délicates et cette manière de privilégier l'émotion à la démonstration vocale semblent se répondre naturellement. On imagine sans peine Mylène murmurer « Message personnel » ou revisiter « Baby alone in Babylon » avec sa touche si particulière. Après tout, elle a toujours aimé faire dialoguer le passé et le présent.


mardi 14 juillet 2026

« Remixes » : Mylène met le cap sur Ibiza !


En 2003, Mylène Farmer confirme un statut qu'elle est pratiquement la seule à posséder dans la chanson française : celui de véritable reine des remixes. Après le succès de "Dance Remixes" en 1992, ce nouvel album démontre une nouvelle fois que son répertoire se prête merveilleusement aux relectures électro et club. Là où beaucoup de compilations ressemblent à de simples produits marketing, "Remixes" s'écoute comme un véritable album pour une virée en club.

Pour l'occasion, la chanteuse et son équipe font appel à ce qui se fait de mieux au niveau international. One-T, Thunderpuss, JCA, Da Housecat ou encore Full Intention figurent parmi les remixeurs les plus en vue du début des années 2000. Chacun apporte sa couleur tout en respectant l'identité si particulière des chansons de Mylène. Le résultat est homogène, moderne et particulièrement efficace.

Parmi les incontournables, difficile de ne pas citer le JCA Remix de Sans contrefaçon, qui offre une seconde jeunesse au classique de 1987. L'Instant X dans sa version One-T Remix devient un irrésistible concentré d'énergie, tandis que Da Housecat transforme Je t'aime mélancolie en une pépite house électro-clash. Enfin, le spectaculaire Thunderpuss Club Mix de Désenchantée reste l'un des remixes les plus emblématiques de toute la discographie de Mylène.


En revanche, s'il y a bien un élément qui divise, c'est la pochette. Son graphisme très kitsch, sa typographie qui n'est même pas celle habituellement associée à Mylène Farmer et sa mise en page assez quelconque donnent presque l'impression d'avoir affaire à un bootleg venu d'Europe de l'Est. C'est assez étonnant pour une artiste qui a toujours accordé un soin presque obsessionnel à son identité visuelle. Cette couverture manque clairement du raffinement auquel Mylène nous a habitués.


C'est justement pour cette raison que je vous propose, comme souvent sur le blog, une fan-made cover de ma création. Une interprétation plus fidèle, selon moi, à l'univers graphique de la chanteuse qui accompagne habituellement ses sorties discographiques, j'ai malgré tout gardé les éléments colorés en violet, fuchsia et mauve car j'aime ces couleurs.


mardi 30 juin 2026

Ultimate Megamix

 Je vous propose ici un projet exclusif auquel je pense depuis des années et que j'ai enfin réalisé, pour l'instant la vidéo n'est disponible qu'ici.

Il s'agit d'un mégamix des plus grands titres de Mylène Farmer dans les années 80.

C'est en grande partie inspiré des remixes de l'album Dance Remixes mais ça inclus aussi des titres studio retravaillées. Les chansons présentées sont: Sans logique, We'll never die, Sans contrefaçon, La ronde triste, Allan & Tristana.


J'ai également réalisé la vidéo qui accompagne le mégamix en respectant l'esprit et l'esthétique farmerienne des 80's. Mylène a créé avec Laurent Boutonnat au début de sa carrière (albums "Cendres de lune" & "Ainsi soit-je") des titres mythiques qui avaient souvent une atmosphère envoûtante. C'est ce que j'ai voulu retrouver dans ce mégamix en utilisant toutes les onomatopées et les sons bizarres qui parsemaient ses disques, le tout sur une rhythmique hyper dynamique. 


vendredi 26 juin 2026

« Egrégore » : le début d'une obsession...

Trois mois avant la sortie du nouvel album de Mylène Farmer, sa maison de disques a déjà levé le voile sur sa pochette officielle. Une stratégie qui peut surprendre à l'heure où les visuels d'albums sont souvent annoncés quelques semaines seulement avant leur arrivée. Mais les temps ont changé : avec les réseaux sociaux, les fuites et un flux permanent d'informations, les artistes doivent sans cesse imaginer de nouvelles façons de faire vivre leur actualité. Dévoiler un visuel plusieurs mois à l'avance permet d'installer une atmosphère, de susciter les discussions… et, dans le cas de Mylène Farmer, cela fonctionne plutôt bien !


 Comme souvent sur ce blog, je vous propose ma propre interprétation de cette pochette officielle à travers une fan-made cover (si vous repostez mon artwork, merci de me créditer). Non pas pour remplacer le visuel imaginé par l'équipe artistique, mais pour prolonger le plaisir de l'attente et imaginer, le temps d'un instant, une autre lecture de cet univers avec des statues (comme c'était le cas pour le clip de "Redonne-moi"). J'espère qu'elle saura séduire les fans autant que j'ai pris plaisir à la réaliser !

 Quant à l'image officielle réalisée par Jean-Baptiste Mondino , cette pochette de disque où la chanteuse est entourée de bras qui l'enlacent n'a laissé personne indifférent. Une partie des fans est immédiatement tombée sous le charme de cette photographie à l'esthétique mystérieuse et romantique (ambiance 19ème siècle). On y retrouve cette solennité, cette étrangeté et ce goût du symbole qui accompagnent Mylène depuis le début de sa carrière. Une pochette qui semble raconter une histoire avant même d'avoir entendu la première note de l'album.

 À l'inverse, d'autres internautes se sont montrés plus critiques. Certains ont relevé une certaine ressemblance avec la photographie pour l'album de Sheila "Venue d'ailleurs". D'autres ont débattu du choix de la typographie, dans l'esprit tapageur de "Monkey me", tandis que quelques observateurs se sont même amusés à remarquer que la pose pouvait donner l'impression qu'il... manque un bras à Mylène (l'épaulette de la robe donne l'impression d'un moignon) ! Comme quoi, les fans ont décidément l'œil, et aucun détail n'échappe à leur sens de l'observation.


vendredi 19 juin 2026

C'EST SON TOUR...

 


Voilà, Mylène est de retour en 2026 avec un nouveau single et bientôt un album. Le dernier ne me semble pas si loin, mais c'était déjà il y a 4 ans. Cela dit, Mylène a enchaîné les projets donc elle ne s'est pas trop retrouvée "à l'ombre" ces dernières années.

Ce nouveau single: "C'est à qui le tour", s'annonce dans la volonté classique de faire un titre efficace qui séduise un large public en gardant un lien malgré tout présent avec l'univers si particulier de la chanteuse. Très franchement, aux premières écoutes, je suis plutôt mitigé. D'un côté le titre est efficace mais d'un autre il est beaucoup plus simple et basique que beaucoup des titres de la chanteuse. Mylène nous avait habitués à des titres de lancement plus marquants et audacieux…

Le côté positif, c'est ce petit côté funky présent dans la musique de DJ Lewis et cela crée un contraste intéressant avec l'univers dark de Mylène. J'aime les rares titres de sa carrière où elle explore une musique plus chaleureuse, plus "estivale". 

Au niveau de la voix, on a ce style actuel avec une voix très en avant qu'on retrouve beaucoup dans la variété française contemporaine. Honnêtement je ne suis pas fan, je préfère quand la musique est privilégiée. Mylène a beaucoup de titres où sa voix est "noyée" dans l'ambiance musicale mais personnellement ça ne me gêne pas du tout, en un sens c'est ce qui donne à sa voix ce côté "chant des sirènes". Cela dit j'aime beaucoup le Take A Daytrip Remix de "C'est à qui le tour" où je retrouve un mixage et une ambiance qui me parlent.